La Prière de Jéricho pour les candidats au BEPC et au BAC
Pourquoi une Prière de Jéricho ?
Dans le livre de Josué, Dieu donne à son peuple une instruction qui, humainement parlant, défie toute logique militaire : pour prendre la ville de Jéricho, forteresse réputée imprenable, il ne faut pas attaquer, pas négocier, pas se décourager devant les murailles. Il faut marcher, prier, louer et persévérer pendant sept jours. Au septième jour, les murailles tombent.
Cette image n'a rien d'anecdotique pour nos candidats au BEPC et au BAC. Eux aussi font face à des murailles : les murailles du stress, de la peur, du doute, des blessures intérieures accumulées, des nuits troublées par les cauchemars, et parfois des années entières marquées par l'échec. Ces murailles sont réelles. Elles sont hautes. Mais elles ne sont pas éternelles.
La Prière de Jéricho que nous organisons au Collège Cours de Soutien Scolaire est un acte de foi communautaire. Pendant sept jours consécutifs, nous allons marcher ensemble autour de ces murailles en prière, en louange, en Messe et en intercession, pour que Dieu, le Dieu du ciel, fasse ce qu'aucun manuel scolaire, aucune méthode de révision et aucun coaching ne peut faire seul : libérer nos enfants de tout ce qui les empêche de réussir pleinement.
Cet article présente le sens, le programme et les thèmes de chacune de ces sept journées. Il s'adresse aux candidats eux-mêmes, à leurs parents, et à tous ceux qui croient que la réussite scolaire est aussi une affaire spirituelle.
Le programme de chaque journée
Chaque journée de la Prière de Jéricho est structurée de manière identique, dans un esprit de simplicité, de recueillement et d'intensité spirituelle croissante.
13h30 – 14h00 : Chapelet — Nous ouvrons chaque journée par la prière du Rosaire, confiants en l'intercession de la Vierge Marie, Mère du Verbe fait chair, qui est aussi la Mère de tout enfant qui cherche la lumière.
14h00 – 14h15 : Louange — Un temps de chant et de glorification pour disposer les cœurs à recevoir la Parole et la grâce de Dieu.
14h15 – 14h30 : Exhortation — Développement du sous-thème du jour, en lien direct avec la réalité vécue par les candidats. Ce temps est court mais dense : une Parole de Dieu, une réflexion humaine, un appel à l'action intérieure.
14h30 – 16h00 : Messe et intercession — Le sommet de chaque journée. La célébration eucharistique est suivie d'un temps d'intercession spécifique pour chaque candidat, pour leurs familles et pour les examinateurs.
Les sept jours et leurs thèmes
Jour 1 : Comment gérer le stress ?
Prédicateur : Alphonse Fagnihoun
« Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose, par la prière et la supplication, avec action de grâces, faites connaître vos besoins à Dieu. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » (Philippiens 4, 6-7)
Le stress est la première muraille que rencontre tout candidat à un examen. Il n'est pas en soi un ennemi : à dose raisonnable, il stimule l'attention et mobilise les ressources. Mais lorsqu'il dépasse un certain seuil, il paralyse, brouille la mémoire, déforme la réalité et transforme la salle d'examen en chambre de torture.
Ce premier jour nous invite à nommer le stress, à ne pas en avoir honte, et à en comprendre l'origine. Le stress de l'examen naît souvent de trois sources : la peur du jugement des autres, la crainte de décevoir ses parents, et le sentiment de ne pas être à la hauteur. Ces trois peurs ont une réponse commune : confier à Dieu ce que nous ne pouvons pas porter seuls.
La prière du premier jour sera une prière de remise. Chaque candidat sera invité à déposer, symboliquement et spirituellement, le poids de ses attentes et de ses angoisses aux pieds du Christ. Car celui qui a dit « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos » (Matthieu 11, 28) n'a pas posé de condition de mérite.
Ce que le candidat repart avec : une technique simple de respiration et de centrage spirituel à pratiquer avant chaque épreuve, et une prière courte à mémoriser pour les moments de panique.
Jour 2 La confiance en soi et en Dieu ?
Prédicateur : Wilfried Houssou
« Je puis tout en Celui qui me fortifie. » (Philippiens 4, 13)
La confiance en soi n'est pas de l'orgueil. C'est la reconnaissance lucide de ses capacités, construite sur des fondations solides. Et pour un chrétien, ces fondations ont un nom : Dieu lui-même, qui ne crée pas d'êtres inutiles.
Le manque de confiance est l'un des fléaux les plus silencieux de l'échec scolaire. Des élèves parfaitement capables échouent parce qu'ils ne se croient pas capables. Ils savent leur leçon mais n'osent pas répondre. Ils ont révisé mais tremblent avant de rendre leur copie. Ils se comparent aux autres et se jugent inférieurs avant même que l'examinateur ait posé sa première question.
Ce deuxième jour travaille sur la construction d'une image de soi juste et positive. Non pas une image flatteuse et mensongère, mais une image vraie, enracinée dans la conviction que Dieu ne fait pas de brouillon. Chaque enfant qui entre dans cette salle d'examen est une œuvre unique, porteur de dons réels, appelé à les déployer.
La Messe de ce jour sera offerte pour que chaque candidat reçoive le don de la confiance — non pas la confiance arrogante de celui qui ne doute jamais, mais la confiance humble de celui qui sait qu'il n'est pas seul.
Jour 3 : Comment vaincre la peur ?
Prédicateur : Père Alexandre Hountangni
« N'aie pas peur, car je suis avec toi ; ne te laisse pas abattre, car je suis ton Dieu. Je t'affermirai et t'aiderai, et te soutiendrai de ma droite triomphante. » (Isaïe 41, 10)
La peur est une émotion naturelle. Elle signale un danger et prépare l'organisme à réagir. Mais la peur irrationnelle (celle qui surgit sans danger réel, qui grossit les obstacles et rétrécit les ressources) est un adversaire redoutable pour tout candidat.
Les candidats au BEPC et au BAC connaissent plusieurs visages de la peur : la peur de la page blanche, la peur de tomber sur un sujet non révisé, la peur du regard du surveillant, la peur de lire la question et de ne rien comprendre. Toutes ces peurs ont ceci en commun : elles anticipent le pire et elles mentent.
Ce troisième jour est un jour de combat spirituel. Nous rappellerons que dans la Bible, l'expression « n'aie pas peur » apparaît des dizaines de fois — comme si Dieu savait à quel point ses enfants ont tendance à céder à la peur, et à quel point il veut les en libérer. La prière d'intercession de ce jour sera spécifiquement orientée vers la délivrance de toute peur paralysante, de toute forme d'intimidation et de tout esprit de timidité.
Ce que le candidat repart avec : une prière de délivrance personnelle et une Parole de Dieu à méditer chaque matin jusqu'au jour de l'examen.
Jour 4 : La résilience : le courage lors des épreuves
Prédicateurs : Xavier Avocègamou et Fidèle Dossou
« Sois fort et courageux ! Ne te décourage pas, n'aie pas peur, car le Seigneur ton Dieu est avec toi partout où tu iras. » (Josué 1, 9)
La résilience est la capacité à traverser l'épreuve sans se laisser briser — et parfois même, à en sortir plus fort. C'est l'une des compétences les plus précieuses qu'un être humain puisse développer, et c'est aussi l'une des plus difficiles à enseigner dans une salle de classe.
Dans le contexte des examens, la résilience se manifeste de plusieurs manières : continuer à composer après avoir raté une première épreuve, garder sa concentration jusqu'à la fin d'un sujet difficile, ne pas se laisser démoraliser par une question qu'on ne sait pas, reprendre sa plume après avoir cru tout perdre.
Ce quatrième jour rend hommage au courage discret de nos candidats. Beaucoup d'entre eux portent des fardeaux que personne ne voit : des familles en difficulté, des conditions de travail précaires, des histoires personnelles douloureuses. Et pourtant ils sont là, debout, présents, déterminés. Ce courage mérite d'être nommé, célébré et fortifié par la grâce de Dieu.
La Messe de ce jour sera une Messe d'action de grâces pour tous ceux qui ont déjà traversé des épreuves et qui sont encore debout.
Jour 5 : Comment surmonter les cauchemars et les mauvais rêves ?
Prédicateur : Elisée Ganhoutodé
« Je me couche et je m'endors ; je me réveille, car le Seigneur me soutient. » (Psaume 3, 6)
Ce sous-thème peut surprendre par sa place dans un programme de préparation aux examens. Et pourtant, tout éducateur expérimenté sait combien les nuits des candidats peuvent être agitées dans les semaines qui précèdent les épreuves. Les cauchemars, les rêves d'échec, les nuits sans sommeil sont des réalités que beaucoup vivent sans oser en parler.
Ces troubles nocturnes ne sont pas anodins. Ils épuisent, déconcentrent, génèrent de l'anxiété et installent un sentiment de malédiction ou de fatalité que certains candidats intègrent profondément. « J'ai rêvé que je ratais mon BAC » devient parfois une prophétie que l'on s'applique à réaliser, sans le vouloir.
Ce cinquième jour aborde ce sujet avec la sérénité de la foi. Nous rappellerons que Dieu veille sur le sommeil de ses enfants, que le Psaume 127 affirme que « Dieu en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil » et que la bénédiction du soir est une pratique spirituelle ancienne, profondément ancrée dans la tradition chrétienne. Nous enseignerons une prière du soir adaptée aux candidats, et nous prierons pour que leurs nuits soient restaurées, paisibles et reposantes.
La prière d'intercession de ce jour sera spécifiquement une bénédiction du sommeil, avec imposition des mains pour tous ceux qui le désirent.
Jour 6 : Les obstacles à la réussite : les blessures intérieures
Prédicateur : Elisée Ganhoutodé
« Il guérit ceux qui ont le cœur brisé et il panse leurs plaies. » (Psaume 147, 3)
C'est sans doute le jour le plus délicat et le plus profond de notre semaine de prière. Les blessures intérieures sont ces plaies invisibles que portent de nombreux élèves : des paroles cruelles d'un enseignant qui a dit « tu n'es pas fait pour les études », un père ou une mère qui a exprimé sa déception de façon blessante, une humiliation vécue en public, une comparaison injuste avec un frère ou une sœur plus brillant, un deuil non fait, une trahison non digérée.
Ces blessures ne disparaissent pas quand le candidat entre dans la salle d'examen. Elles viennent avec lui. Elles parasitent sa concentration, alimentent son manque de confiance, sabotent ses efforts et lui soufflent des mensonges : tu n'es pas à ta place ici, tu vas encore échouer, tu ne vaux rien.
La pédagogie ne peut pas seule guérir ces blessures. La psychologie peut aider. Mais pour nous chrétiens, il existe une médecine plus profonde : la grâce de Dieu qui guérit ce que les hommes ne savent pas atteindre. Ce sixième jour sera un temps de guérison intérieure, d'une grande douceur, où chaque candidat sera invité, sans obligation, sans exposition, à confier à Dieu ses blessures les plus anciennes et à recevoir le baume de sa miséricorde.
La Messe de ce jour sera célébrée avec une intention particulière pour tous les candidats blessés dans leur histoire personnelle.
Jour 7 : De l'échec à la réussite : causes, conséquences et précautions
Prédicateur : Jean Norbert
« Le Dieu du ciel nous donnera le succès. » — Néhémie 2, 20
Nous bouclons notre semaine de prière avec le thème général qui l'a inspirée. Néhémie, face aux ruines de Jérusalem et aux moqueries de ses adversaires, ne s'est pas découragé. Il a regardé la réalité en face — les murs détruits, le peuple épuisé, les ennemis nombreux — et il a dit, avec une foi tranquille et déterminée : le Dieu du ciel nous donnera le succès.
Ce septième jour est un jour de bilan, de récapitulation et de projection vers l'avenir. Nous aborderons sans détour la question de l'échec scolaire : ses causes réelles (lacunes méthodologiques, manque de travail régulier, difficultés familiales, blessures intérieures non traitées, mauvaise gestion du temps), ses conséquences (perte de confiance, retard dans le cursus, découragement des familles) et surtout ses précautions — ce que chaque candidat peut mettre en place, dès aujourd'hui, pour ne pas reproduire les schémas qui ont conduit à l'échec.
Mais ce dernier jour est avant tout un jour d'espérance. L'échec n'est pas une sentence définitive. Il est, pour celui qui sait le lire, une information précieuse, un signal, une invitation à changer quelque chose. Des milliers de grands hommes et de grandes femmes ont échoué avant de réussir. Ce qui les a distingués, ce n'est pas l'absence d'échec — c'est leur refus de laisser l'échec avoir le dernier mot.
La Messe de clôture sera une Messe d'envoi. Nous enverrons nos candidats dans leurs épreuves comme on envoie des soldats au combat : avec les mains bénies, le cœur fortifié, et la certitude que le Dieu du ciel — celui de Néhémie, de Josué, de Marie et de tous les saints — marche avec eux.
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Synthèse Ce que ces sept jours vous donnent Une force spirituelle que les seules révisions ne peuvent pas donner. |
Appel à l'action
Ce que vous faites maintenant
Parlez de cette Prière de Jéricho à votre enfant dès ce soir. Inscrivez les sept journées dans votre agenda familial. Venez ou envoyez votre enfant, même pour une seule journée si l'emploi du temps ne permet pas les sept. Chaque journée est complète en elle-même. Et si vous êtes parent, sachez que votre présence aux côtés de votre enfant dans ces moments de prière est elle-même une grâce extraordinaire que beaucoup d'enfants n'ont pas.
Le Dieu du ciel nous donnera le succès. Pas parce que nous l'avons mérité. Mais parce qu'il est fidèle, parce qu'il aime nos enfants plus que nous ne les aimons nous-mêmes, et parce que sept jours de prière persévérante peuvent faire tomber des murailles que des années d'inquiétude n'ont pas su déplacer.
Le Directeur — Collège Cours de Soutien Scolaire, Cotonou, Bénin « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira. » — Matthieu 7, 7
Voici maintenant le programme visuel des sept jours, à afficher ou à partager.